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L'Administration Archivistique Italienne.

Dans son organisation actuelle, l'Administration Archivistique italienne remonte aux années qui ont suivi l'Unité du Royaume d'Italie (1870), mais, bien avant, des Archives étatiques, spécifiques et bien structurées existaient déjà, parfois depuis longtemps, dans les capitales des entités politiques qui constituaient, durant les siècles pré unitaires, le territoire de l'actuelle République Italienne (République de VENISE, États Pontificaux, Royaume du Piémont, Grand Duché de Toscane, Royaume de NAPLES, etc. ...).

Sans avoir à procéder à des regroupements de documents et de matériels trop importants sur d'autres sites, l'Administration Archivistique italienne post unitaire eut pour principal objectif d'assurer la sauvegarde et l'exploitation des archives déjà existantes et de créer des structures nouvelles pour celle que l'Italie unifiée allait créer.

Après avoir été longtemps sous la tutelle du "Ministero dell'Interno" (Ministère de l'Intérieur), l'Administration Archivistique transalpine relève actuellement du "Ministero per i Beni e le Attività Culturali" (Ministère pour les Biens et les Activités Culturelles) et ses attributions et compétences sont régies par les dispositions du décret présidentiel n° 1409 du 30 septembre 1963 en partie modifié depuis par le décret présidentiel n° 805 du 3 décembre 1975. Ces deux textes organiques sont consultables, en langue italienne, sur le site Web

<http://archivi.beniculturali.it>.

L'Administration Archivistique italienne comprend :

1°) un Comité de consultation :

le "COMITATO DI SETTORE PER I BENI ARCHIVISTICI".

2°) un Bureau de coordination et de direction :

"l'UFFICIO CENTRALE PER I BENI ARCHIVISTICI"

via Gaeta, 8a - 10

00185 - ROMA -

Tél : 39 06 44 69 381

Fax : 39 06 44 64 912

E-mail :affgen@archivi.beniculturali.it

à compétences spécifiquement législatives et administratives.

3°) un Centre technique et de recherches :

le "CENTRO DI FOTORIPRODUZIONE, LEGATORIA E RESTAURO"

chargé de la sauvegarde par microfilmage des documents, de leur reliure et de leur restauration, sans contact avec le public et les chercheurs.

4°) des Organismes de surveillance et de tutelle décentralisés :

les "SOPRINTENDENZE ARCHIVISTICHE"

("Surintendances Archivistiques")

à compétences régionales et qui ont leurs sièges dans les chefs lieux des Régions, à l'exception de la Région Autonome du Val d'Aoste qui est rattachée à celle du Piémont à TURIN.

Les "SOPRINTENDENZE ARCHIVISTICHE", qui ne détiennent en principe pas de fonds propres, assurent la surveillance et la tutelle des archives non étatiques, que celles-ci appartiennent à des collectivités territoriales (Communes, Provinces, Régions ...), aux autres collectivités publiques (Universités, Institutions culturelles, Chambres de Commerce, Instituts de crédits ...), à des organismes privés (Archives familiales, Archives de particuliers, Archives de partis politiques ou de syndicats, Archives d'entreprises ...) ou à des Confessions Religieuses (les Archives religieuses sont naturellement soumises à un régime contractuel et concordataire).

Pour toutes ces Archives non étatiques, les "SOPRINTENDENZE ARCHIVISTICHE" assurent leurs recensements, donnent des conseils à leurs détenteurs sur les méthodes de conservation, de classement et d'inventaires et peuvent déclarer certaines d'entre elles de "notable intérêt historique" assujettissant ainsi leurs propriétaires à des obligations mais aussi à des avantages particuliers.

Les "SOPRINTENDENZE ARCHIVISTICHE" sont les intermédiaires obligés et les arbitres amiables en cas de contentieux en matière de consultation d'Archives privées de plus de 70 ans.

5°) des Services de conservation et de consultation :

- "l'ARCHIVIO CENTRALE DELLO STATO", situé à ROME - piazale degli Archivi -, qui ne détient que des fonds post unitaires, soit postérieurs à 1870.

- les "ARCHIVI DI STATO", installés généralement aux chefs lieux de Province mais pouvant avoir parfois des dépôts délocalisés dans des villes de moindre importance ("SEZIONI DI ARCHIVI DI STATO")

Les "ARCHIVI DI STATO" peuvent être comparés, dans leurs structures, dans leur organisation et par les fonds qu'ils détiennent aux "Archives Départementales" et aux "Archives Provinciales - Rijkaarchief" françaises et belges.

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Sur le site Web "ARCHIVI" du "Ministero per i Beni e le attività culturali"

<http://www.archivi.beniculturali.it>

l'on peut obtenir à partir de la page d'accueil :

1°) les adresses postales (et parfois électroniques) avec numéros de téléphone et de fax de tous les "Archivi di Stato" d'Italie en cliquant sur la rubrique "ARCHIVI DI STATO".

Une trentaine "d'Archivi di Stato" disposent actuellement d'un site Web propre directement accessible par un lien. Ces sites proposent souvent un inventaire succinct des fonds détenus ainsi que les jours et heures d'ouverture au public.

2°) toutes les adresses postales (et parfois électroniques) avec numéros de téléphone et de fax de toutes les "Soprintendenze Archivistiche" " d'Italie en cliquant sur la rubrique "SOPRINTENDENZE ARCHIVISTICHE".

Les "Soprintendenze Archivistiche" sont les correspondants et les interlocuteurs obligés des chercheurs qui rencontrent des problèmes d'accès et de consultabilité des archives publiques et privées de plus de 70 ans.

3°) classés par ordre alphabétique des villes sièges des Services, tous les inventaires des fonds détenus par les "Archivi di Stato" en cliquant sur la rubrique "LA GUIDA AGLI ARCHIVI".

Cette documentation est la reprise en ligne en format pdf de la "GUIDA GENERALE DEGLI ARCHIVI DI STATO" qui est également éditée sur support papier.

Il est rappelé que, en Italie, tous les documents relatifs à des situations privées des personnes ainsi que les procès pénaux sont librement consultables 70 ans après la date de leur création./.